En colombophilie aussi, l’avenir est en… 3D !

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Publié le: 18/11/2018 10:25

Le samedi 26 mai restera une date clé dans la mémoire de la Famille 3D. Une triple mémoire donc puisque chacun sait que derrière cette appellation de ce qui est désormais un loft se cachent trois belles personnes : Reinald Delaere, son épouse Marie-Christine Dewispelaere et Kévin Druart, leur beau-fils.

Le samedi 26 mai 2018 est ainsi marqué d’une pierre blanche dans la bâtisse de Ghlin devenue l’antre d’une famille colombophile à succès. Un antre magnifique au gré des quatre saisons où jardins, fleurs, prairies, arbres et un étang veillent pendant l’hiver pour mieux se réveiller au printemps et offrir un cadre verdoyant pendant les beaux mois. Ici, on aime la nature. Et ça se voit, ça se sent. Revenons donc à ce fameux 26 mai. C’est samedi, jour de concours. Pas n’importe lequel. Un Bourges national, pardi ! Depuis l’enlogement, il y a un frémissement dans les murs ghlinois. Il va grandissant ce frémissement, depuis le réveil très matinal comme d’habitude. Reinald parvient difficilement à le cacher, Kevin est remonté comme un pendule et Marie-Christine s’occupe pour communiquer un calme seulement apparent. Notre trio a checké la météo, comme tous les colombophiles le font. C’est très légèrement nuageux au-dessus de Bourges où il fait 16° au moment du lâcher à 7h du matin. Le vent ? Est-nord est. Pour les Borains, les Tournaisiens et les Flandriens, le frémissement est donc légitime. Avec une masse impressionnante puisque 39411 pigeons, yearlings et vieux, sont lâchés.

Rien ne va plus ; les jeux sont faits ! Et ils vont être bien faits pour le sympathique tridem. Des grands moments, ils en ont déjà connu, avec des tops 10 nationaux, des As-pigeons, des championnats, des Olympiades, enfin des prix à la pelle depuis 2012. Cette fois, c’est bingo ! A 12h06, l’affaire est bouclée pour Beatrix, première du loft à avoir ingurgité les 390, 858 kilomètres qui séparent le lieu de lâcher de son colombier. C’est tôt et nos amis le savent. Ce n’est plus du frémissement mais de la nervosité désormais. Ils savent que de tous les « sudistes », ils ont la première annonce. Mais il faut évidemment attendre ceux de derrière. Et chaque minute compte, ils le savent bien. Alors, avec le temps qui s’égrène, ils savent que leurs chances augmentent.

Histoire de s’occuper l’esprit, ils vont être servis ! C’est qu’ils ne vont pas vraiment avoir le temps de gamberger chez les 3D en ce samedi midi. Dès 12h13, un deuxième pigeon est de retour. Puis un troisième, un quatrième, un cinquième. En 51 minutes, ils sont 34 à pointer comme des flèches vers le colombier. Certains Ghlinois, se promenant par là par beau temps, auraient même dit ceci dans un cabaret de la place : « On est allé se promener. On revient des marais. Il pleuvait des pigeons par là ! »

Une légende est ainsi née dans le Borinage où il a donc plu des pigeons un 26 mai. Jour de gloire et de victoire pour Marie-Christine, Reinald et Kevin. Tellement mérité que beaucoup ont partagé leur joie et salué leur incroyable performance.

C’est que la belle Beatrix qui a été constatée à 12h06 a ravi le premier prix national. Une reine, Beatrix ! Même si elle doit son nom en hommage à la maman de Reinald, décédée voici plusieurs années et qui était une fervente admiratrice des pigeons voyageurs. Jouée au veuvage, cette femelle de 2015 a mis la pâtée à toute la meute avec une vitesse moyenne de 1275 mètres/minute. Elle est issue de la fameuse colonie de Jean-Claude Debiève. C’est cela, l’homme d’Hornu quadruple vainqueur lui-même de nationaux à Bourges ! Bon sang ne saurait mentir, les colombophiles n’en démordront pas.

Ce succès aurait déjà amplement suffi à rendre ce samedi 26 mai inoubliable. Mais la volée de prix qui l’accompagne et surtout ce flirt avec un doublé retentissant le rend mémorable. C’est que le premier yearling du loft remporte le 2e prix National dans sa catégorie, ne laissant la victoire qu’à un « voisin », le champion de Tertre, Kevin Saudoyez. Eh oui, en ce 26 mai, la Wallonie a dirigé le pays comme en ses plus beaux jours ! A cela vous ajoutez le 2e national Montélimar pour en faire un super cocktail gagnant !!!

La saison avait bien commencé, avec des prix de tête depuis le coup d’envoi. Le mois de mai avait déjà vu la colonie monter en puissance sur les Toury, Orléans et surtout Vierzon. Il se clôturait en apothéose avec ce Bourges national.

La suite de 2018 fut à l’avenant. Une moisson exceptionnelle. Vous croiserez sans doute Marie-Christine, Reinald et Kevin dans beaucoup de remises prix. N’hésitez pas à les aborder, les féliciter. Ils le méritent amplement. Depuis la composition de ce tridem en 2011, ils n’ont eu de cesse de vouloir progresser, toujours s’améliorer. La colonie, déjà composée sur des bases solides lors de ses premières années (Bolle,Vanvuchelen, Boutefeu) a été renforcée chaque saison par des Limbourg, De Cock, (Baetens pour des descendants De Rauw-Sablon d’abord, et d’autres renforts des meilleurs colonies du pays ensuite) et c’est une sélection drastique qui leur permet d’enrichir toujours plus un palmarès qui ferait déjà pâlir d’envie plus d’un amateur .

Mais notre tridem de Ghlin, s’il savoure ses succès, en prépare déjà d’autres. Il n’y a pas que les imprimantes et les films en 3D qui constituent l’avenir. La colombophilie aussi !

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Serge HUPEZ