Le jeu avec les femelles…de retour intensivement….

Longtemps,la majorité des colombophiles s’est focalisée sur les prestations des mâles…le sexe soi-disant fort.Cela, par tradition,par habitude et depuis l’abandon du jeu sur nid pratiqué intensivement voici quelques décennies.Depuis plusieurs années déjà,les consciences se réveillent et d’aucuns se rendent compte qu’héberger une ‘’masse dormante et improductive dans la volière voire aussi coûteuse pour exclusivement présenter aux mâles constituait une perte conséquente de ‘’munitions’’ pour le jeu. C’est notre cas depuis 2015.Nous avons opté pour  moins de femelles  inutiles.Dès le début de la période de veuvage,certaines femelles de veufs et autres femelles hébergées en volière sont entraînées par nos soins avant de participer aux étapes du calendrier ‘’pour des prunes’’ jusqu’à 400km avec comme seul et unique objectif de ‘’moudre des kilomètres et affûter leur sens de l’orientation ( NB : certaines femelles tardives et les mâles tardifs suivent la même préparation sans se soucier de leurs résultats).Lorsqu’on ne joue pratiquement que le fond et quelques épreuves de grand fond,il faut de la patience au colombophile (on ne saurait trop le répéter et donner de l’expérience à nos amis ailés avant tout). Les femelles yearlings pourront participer à deux épreuves de fond et les tardives à deux épreuves de grand demi-fond et une de fond afin d’observer leur comportement et leur état au retour (récupération rapide,éventuellement leur classement). Certes ,il y aura probablement quelques pertes (rapaces,accidents voire autres aléas…). Toutes sont logées en volière,y abreuvées et nourries collectivement. (NB : l’idéal serait qu’elles soient sur ‘’casier’’ chacune , nourries et abreuvées individuellement mais nous ne disposons pas de place suffisante pour cette pratique).Au début,l’essentiel consiste à les laisser revenir à l’aise au bercail peu importe le temps mis pour revenir (elles doivent chercher pour apprendre). La cadence d’enlogement : un concours chaque semaine.Les femelles jouées aujourd’hui au veuvage sont aussi performantes que les mâles mais surtout,elles montrent rapidement leur aptitude à s’orienter.Souvent deux épreuves de fond ont permis de découvrir de très bonnes voyageuses.Notons que la volée des femelles a toujours lieu le soir 18h-19h après la volée des veufs.Parfois, en semaine,elles font l’objet d’un entraînement par nos soins. Lorsqu’elles n’ont pas de mâles attitrés,on peut même laisser(plus tard dans la saison) certaines s’accoupler entre elles et les tester sur nid. Chaque pigeon comme chaque humain est unique et bien connaître ses sujets est le propre du bon colombophile.Jouer la distance n’est pas comparable à la vitesse ni au demi-fond, l’expérience est davantage prépondérante et la situation géographique du colombier est moins importante. Dans notre sport,on recherche dans le créneau choisi la méthode qui apporte des performances les meilleures possibles via nos essais, nos observations et nos erreurs. Là réside son attractivité.En guise de conclusion je pense qu’on peut conseiller à nos adeptes d’oser avec les femelles ,elles constituent des armes remarquables pour réaliser des prestations aussi sinon davantage prestigieuses que les mâles.

KSM